Journée 6 – D1 : un suspens de fou !

Cette soirée commence par une arrivée incertaine, à la nuit tombée, au gymnase de la Portrais, perdu dans les herbes folles, au centre du triangle formé par Temple de Bretagne, Cordemais et Saint-Etienne-de-Montluc.

Le tout est éclairé, il semblerait que ce soit le bon endroit. En entrant nous découvrons l’équipe adverse : six jeunes et de deux adultes…aïe notre sagesse va-t-elle triompher du sang neuf ?

Malgré les grandes dimensions de la salle, seuls deux terrains sur les six sont réservés à la rencontre. Un avantage (ou inconvénient ?) : un public conséquent de supporters regarde chaque match.

Après un échauffement un peu endormi pour les filles, plus musclé pour les gars, les matchs sont lancés : les simples hommes ouvrent le bal de cette rencontre haute en suspens.

Alors que Davy prend le dessus de son adversaire très vite et l’emporte en deux sets, Bruno entame une bataille forcenée et serrée où plus d’une fois, de mémorables plongeons lui font goûter les bienfaits d’un sol béton sur des rotules innocentes.

Il perd le premier set et mené au deuxième, il nous offre une remontée magnifique jusqu’au moment où le volant, très rapide ce soir là, le trahit et sort du terrain au service 19-20. Rage, désespoir…il n’y aura pas de troisième set.

1 match partout.

C’est alors à Esthel et moi-même (Pauline) de prendre le relais, et de prendre part à cette guerre pour maintenir la D1, qui comme nous l’a rappelé notre encourageant capitaine (no offense^^), nous n’avons pas le droit de perdre.

Esthel est submergée dès le premier set : la différence de niveau est trop grande et le match se finit bientôt.

De mon côté, les niveaux sont mieux répartis : je gagne le premier set de justesse et relâchant mon effort et ma concentration, je cède le second. Matthieu et Davy, en coachs attentifs, me conseille de revenir à ce que je sais maintenant très bien faire : le mode bourrin-persévérant ; soufflant comme une forge, je gagne 21-16.

2 matchs partout.

Nous sommes arrivés à la moitié de la rencontre, et aucune des deux équipes n’a pris l’avantage sur l’autre.

Le DD et le DH prennent la suite.

Matthieu et Amaury, après avoir pris la mesure de leurs adversaires, gagnent leur premier set et les écrasent au second : les petits jeunes n’étaient tout simplement pas de taille.

Du côté d’Esthel et d’Audrey, la bataille fait rage : ces deux duos de niveaux sensiblement égaux s’affrontent et se disputent chaque point. Elles s’accrochent, offrent une belle défense sur la fin du deuxième set, mais ne parviennent pas à s’octroyer un troisième set : chaudement applaudies, elles quittent le champ de bataille.

3 matchs partout.

A ce moment, la tension artérielle des spectateurs commencent à monter sérieusement, tout va se jouer sur les double-mixte : défaite, victoire, égalité tout est possible ! D’autant que sur le papier, les niveaux annoncés ne permettent pas de prédire d’issues évidentes.

A un bout de la salle, Audrey et Yannis commencent à s’échauffer en silence.

A l’autre bout : Matthieu et moi aussi…pas si silencieuse que ça : ma manie de chanter revient, non calmée par les compotes avalées depuis mon simple…Matthieu, étonné, perturbé, n’en laisse rien paraître.

Pas encore concentrés, pas encore accordés, nous perdons le premier set 21-13.

De leur côté, Audrey et Yannis gagnent 21-12.

Sur le deuxième set, nous prenons nos repères et notre jeu commence à payer, nous gagnons 21-15.

A l’opposé, Yannis et Audrey connaissent quelques difficultés et perdent 21-14.

Troisième set de part et d’autre du gymnase.

A ce moment, Bruno les mains devant son visage ne cache plus son stress, Esthel sent son estomac se nouer et notre capitaine ne sait plus quel terrain regarder : le dénouement est proche.

Les points s’enchaînent, smatchs puissants, amortis fins, placements stratégiques, aucune technique n’est oubliée…Audrey et Yannis remportent 21-17 quelques secondes avant que Matthieu et moi ne récupérions le service à 20-20 et gagnons 22-20 !!!

5 matchs gagnés à 3 perdus :

L’équipe est en liesse, embrassades, rires, soulagement : il est minuit, les langues et les estomacs se délient, la pression est oubliée…jusqu’à notre prochaine et dernière rencontre !

2 commentaires

  1. Excellent article qui retranscrit bien le suspens de la rencontre!
    Félicitation à l’équipe!

  2. Trop fan de cette soirée, la D1 championne de combativité !!!

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